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NANTES VANNES
C. LE-GAL (LFRS).
Dieu que c'est tard 20h10 UTC: lentement le disque solaire passe sous l'horizon et j'en
serai quitte pour une petite fatigue supplémentaire.
L'avantage de cette heure tardive c'est que ca laisse a mon élève (champion de voltige
le jour si si) le temps de (bien) préparer sa seconde navigation de nuit. LFRS (NANTES) -
LFRV (VANNES) - LFRS, c'est banal de jour (surtout s'il fait beau) mais de nuit il en est
tout autrement.
Briefing : (de l'élève) MTO, Notam récupères par fax, trajectoires, logs, moyens radio
et radio-nav.......
Prépa avion (ne pas oublier de tester l'éclairage de secours)...
Puis mise en route, roulage et décollage sur la 03, le niveau 45 choisi en route vers
REDON (trajectoire imposée de nuit) nous donne une visibilité médiocre vers le sol et
c'est, bien sur, le moment choisi (par moi) par le VOR de NANTES pour tomber en panne
(c'est beaucoup trop
simple de suivre une route VOR !).
Mais mon pilote disposait a la fois du gisement de MT(398) et du radial sur RNE, il
identifie donc facilement REDON et vire vers VANNES.
Changement de fréquence de NANTES info (118,27) vers BREST info (134,20) qui est
plutôt charge ce soir, le contrôleur sera plus que concis mais reste courtois avec nous.
La vue du sol restant médiocre nous ne découvrons VANNES que très tard (oui oui il
faut préparer les descentes) et avec un QNH de 1021 la fin de la première
branche est un peu précipite.
Nous sommes libère par BREST info (que nous re-contacterons juste après le décollage
pour activer le plan de vol retour) pour l'auto information sur 122,6 et la déclenchement
de la PCL
(ca c'est vraiment un miracle de la technique) 3 coups d'alternat et a peine sur la gauche
apparaît la piste de VANNES (j'avais également supprime le locator VA de la vue de mon
pilote).
Tour de piste (l'allumage reste 15' donc prendre un top chrono) et nous touchons 04.
Touch puis prise de cap retour et la la magie de la nuit est bien plus nette, l'heure plus
avancée et notre niveau 35 plus bas font que les halos des villes sont plus nets : c'est
beau.
J'avoue que depuis mes lachés en planeur puis en avion, le vol qui m'a le plus marque
fut ma
première navigation de nuit seul a bord. Car en monomoteur de nuit on est a l'écoute de
tout bruit ou vibration mais aussi véritablement subjugue par les taches éparses de
lumière.
Il faut rompre le silence de notre cabine pour repasser sur NANTES info qui clôturera par
téléphone avec BREST suite a un problème de réception.
Le retour sans moyens radio et sans pompe a vide (encore de la simulation de ma part) se
déroule sans encombre et mon élève peste, avec humour, face au manque de fiabilité des
équipements embarques sur notre DR400.
Lors de notre descente (encore tardive) vers NANTES, nous constatons combien il est
difficile de localiser les pistes a éclairage axial, heureusement la tour de NANTES est
éclairée par deux barres verticales bleues.
Nous terminons par un tour de piste standard car le test NVFR approche.
Une demi-heure de debriefing clôturera ce vol par l'analyse des différentes phases du
vol puis (enfin) dodo.
Il est vrai que la pratique du VFR de nuit est encore difficile en FRANCE, le nombre des
terrains ouverts est limite (surtout en été), les PCLs sont encore peu nombreuses et
surtout les contraintes météo sont énormes surtout en navigation. Mais ce type de vol
est d'une telle beauté que, pour ceux qui après quelques années de TT ont envie a la
fois de se faire plaisir mais aussi de maintenir une rigueur de préparation et de
réalisation des navigations, le VFR de nuit est une expérience a tenter.
Si certains listards veulent essayer, passez par NANTES ca devrait pouvoir s'arranger...
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