P
ossesseur, je n'étais point!
Irascible, je devenais, lorsqu' elle apparaissait.
Larmoyant, certains pouvaient le devenir.
Obsession, elle est devenue.
Taquineurs, étaient les possesseurs,
Légères, nos têtes restaient,
Initiateurs, des Colibris furent.
Satisfais, je fus, lorsqu'elle m'apparue, de noir vêtue, presque entièrement.
Transporté, je fus, lorsqu'elle me coiffa.

DoM

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Holà, l'ami qui pour Etrepagny s'emballe !
A casser du bois, préfère plutôt en toucher :
L'ornière à ta roulette pourrait être fatale,
Evite ce vil champ, ou fuis ton trésorier.

Remi

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Là tu m'as ébahie, ces vers sont bien trouvés !
Ainsi sur cette liste on peut rimer aussi ?
Voilà qui est plaisant et me donne à penser
Qu'un grand poète est né parmi les colibris !

Florence Fortin

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Ami pilotaillon, si tu croise le XYR,
Ces trois fiers compagnons, que l'on entend sevir,
On les appelle démons, car si un jour t'attirent
Prépare donc ton Nikon et attends-toi au pire...

Yan Lefebvre

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Pour vous les nouveaux, que la Xyrdavie questionne,
De notre beau pays voici la douce lumière,
Une image fugace, un son au loin résonne
D'azur et de blanc, le XYR y vole haut et fier.

Remi

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 C'est mieux que rime ailleur...

S'il vous plaît, chers amis, ne me faites pas mourir,
Vivre dans l'ignorance, m'empêche de dormir.

J'aimerais vous comprendre et vais devenir fou :
Sans doute depuis trop peu arrivé parmi vous

Je lis toutes vos histoires et ne comprends pas tout,
Car de la XYRdavie je ne sais rien du tout !

Albin Coanet

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De l'immense  azur, à l'herbe la plus tendre
Du soleil le plus chaud, à la nuit la plus noire
Du haut des cieux rien ne peut surprendre
De la beauté du ciel, à la quiétude du soir.

Dans cet air suave chargé d'émotions
Ether léger comme un matin d'espoir
S'assouvit pour le pilote son ultime passion
L'envie de le traverser sans surseoir.

Lorsque les aiguilles enfin se stabilisent
Dans la quiétude de la croisière établie
Quand le regard tendu enfin relativise
La beauté alentour rejoint la vraie vie.

Si la météo soudain se fait menaçante
Que les conditions de vol s'altèrent
Il est temps d'amorcer la descente
Vers cette  très accueillante Terre.

Georges Delamare

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Après avoir pu sur K13 être lâché,
les "Pégasous" de clubs longuement chevauché,
puis un JP paternel quelquefois vaché
et différents planeurs largement "essayés",
j'ai maintenant trouvé mon nouveau destrier :
Un petit LS1, de 10 ans mon aîné.
Vous pourrez le croiser à toutes altitudes,
mais attention, pas sous toutes les latitudes,
Car rarement pour la plaine, les Alpes tromperas,
Puisque c'est là que son bonheur, il trouvera.

Samuel Dupland

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Coincée dans mon grenier, et même pas d'ascenseur,
Casino c'est trop loin, au menu : pâtes au beurre !
La télé est en panne, ça encore ça fait rire,
Mais je peux plus voler, et ça c'est bien le pire ;-(
Alors je lis la liste, ça fait passer le temps.
Parfois elle me fait rire, ou m'énerve franchement,
Parfois je comprends pas, c'est pas à ma portée,
Souvent elle fait rêver, parfois elle fait pleurer,
Pour tout ça je la suis jusque tard dans la nuit.
Et voilà tout est dit, merci les colibris!

Flo

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Merci à toi Florence pour ces alexandrins,
Si donc tu veux rimer, ne te gêne surtout pas,
Même sans pouvoir voler, nous serons toujours là,
Car même en cas d'absence, la Liste n'est jamais loin...

Si tu te sens coincée, au sol handicapée,
Tu peux toujours rêver, nous allons t'y aider,
Jusqu'au jour où enfin, tu jetteras tes béquilles,
Plus besoin de médecin, tu centreras la bille !!

Dom  Lacroix

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Sur la route qui me mène en l'air je ne peux résister,
Objet de mes désirs à cet avion penser.
Penser à toi machine ailée,
Qui par un grand bonheur est sans roue sous le nez.

Et même si la brise fait
Le toucher riche en émotions,
C'est une intense satisfaction
De bien ta roulette poser.

Enfin en voyage c'est un réel plaisir,
Par toi, bel avion, de se laisser conduire.
Porté par l'azur jusqu'à destination,
Je vole, vole encore, jusqu'à la déraison.

Patrice Godard

A F-BOZO, DR221, mon futur avion école

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Dans mes nuits d'insomnie

Mon bel avion me sourit.
Il m'invite au voyage,
Là bas, au dessus des nuages.

Secrètement je me réjouis
que par un bel après-midi,
Bientôt si je suis sage,
Seul, je grimperai aux nuages

En attendant en élève appliqué,
J'applique ce que Jean-Mo m'a enseigné
Et tout en affinant ma pratique
Je travaille le théorique

Patrice Godard

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De l'immense azur, à l'herbe la plus tendre
Du soleil le plus chaud, à la nuit la plus noire
Du haut des cieux rien ne peut surprendre
De la beauté du ciel, à la quiétude du soir.

Dans cet air suave chargé d'émotions
Ether léger comme un matin d'espoir
S'assouvit pour le pilote son ultime passion
L'envie de le traverser sans surseoir.

Lorsque les aiguilles enfin se stabilisent
Dans la quiétude de la croisière établie
Quand le regard tendu enfin relativise
La beauté alentour rejoint la vraie vie.

Si la météo soudain se fait menaçante
Que les conditions de vol normal s'altèrent
Il est temps alors d'amorcer la descente
Vers cette très accueillante vieille Terre.

Georges Delamare

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Ah! le fameux pincement de coeur! toujours présent malgré les années qui passent.
Impossible d'en échapper
Ca commence à 2 km du terrain
quand on appuie un peu plus sur le gaz de la voiture sans le vouloir
qu'on a le nez planté dans le ciel
j'en ai passé des concours, des examens
y a rien à faire, à chaque fois que je vais voler
c'est comme si je passais le bac
les petits atomes sous la peau qui s'agitent
le piege à loup qui mord le ventre
c'est con, j'ai plus l'âge et pourtant
à chaque fois c'est la première fois
Quand au briefing la machine est attribuée
le voyage est déjà commencé
le bout de plastique devient un être de chair
tu lui parles tu le rassures
tu lui promets un beau vol avec les buses
tu retrouves son odeur comme tu retrouves celle de ta compagne
mise en piste, le piège à loup se resserre
tes gestes deviennent caresses
instant de silence immobile quand la verriere est fermée et le câble accroché
les dés sont jetés nous allons ensemble dans l'azur
pourvu qu'on se rejoigne dans cette communion du vol
toi morceau de plastique  et moi morceau de chair
dans une promesse de bonheur fusionnel
le pincement au coeur
c'est la preuve de la vie

Yannick

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Je suis l'une des JAA form one d'EHDI
Et pour l'instant je reste avec mes amies
De la nuit au jour et du jour à la nuit
Tout autour de nous le ballet incessant continue
Entrechats de câbles, duos de moteurs,
Fuselage en promenade, ailes en liberté, mats, dérive, tous finissent par s'assembler
Installation de boîtiers, mise sous tensions essais, validation, remplissage du log book, extinctions

il est cinq heures,
Finki dégèle

Files de vélos, de voitures, de skieurs
Sortant et entrant, c'est l'heure
La nuit cède la place au jour
Les équipes du matin à leur tour
des log book s'emparent :
Que reste-t-il à connecter ?
Quels sont les problèmes rencontrés ?
il est six heures,
à Blagnac en chaîne c'est pareil,

il est six heures,
à Toulouse on s'réveille

Les journaux sont imprimés
Les gens sont encore fatigués
Le café est dans les tasses
Des conducteurs dégivrent leurs glaces
Les boulangers ont fini leurs bâtards
Les banlieusards sont dans les gares
En chaîne chaque équipe inspecte son "bébé", le logbook est complété, les questions sont posées

il est sept heures,
LFBO et EDHI s'abandonnent au soleil

Les ordinateurs ronronnent,
Le réseau fonctionne,
se répandent les doux fumets de cafetières qui coulent
Les messages électroniques sont ouverts
Dévoilant les questions arrivées en foule de compagnies ou des chaînes d'assemblage
Les priorités dévoilent les tâches du jour
Inconnues de chaque matin, de chaque heure
Inexistante routine de techniciens et ingénieurs

il est huit heures,
les bureaux d'études s'animent

Des portes des hangars s'ouvrent
Des tronons rentrent...
s'assemblent, se connectent
au-dessus fuselages qui se déplacent
de poste en poste les tests se succèdent
gouvernes, électriques, hydrauliques
de spécialistes en spécialistes,
aux multiples langues, le bébé prend forme
l'un après l'autre au revoir aux équipements simulés
bonjour trains, moteurs, calculateurs respectant tant de normes
Trésor précieux un avion sort
Départ vers les ateliers de peinture sur place ou bien sur un autre terrain Préparation du premier envol pour certains
Vols de passage avec ses nouveaux propriétaires pour d'autres.

il est huit heures,
la ronde continue

Certains "bébés" vont devenir "adolescents", d'autres "adolescents" vont quitter "leurs parents"
C'était cette nuit pour certains,
ce sera tout à l'heure pour d'autres ou bien demain,
Après seulement quelques jours, c'est déjà maintenant pour celui-là
Avec un pincement au coeur, une dernière photo
Un au-revoir de tous les compagnons, pilotes...
Il a changé d'identité, acquis un nouveau nom pour faire son boulot
Roulage sur taxiway, moteurs 1 et 2 ON, check list parfaite
Préparation décollage : OK, cleared for TO au sol
derniers regards sur l'envol... l'équipe lève la tête

il est neuf heures,
Les avions décollent

Tandis qu'ils arrivent tranquillement à leur bureau, ou conçoivent, améliorent, corrigent, certains sont déjà en train de courir dans les couloirs la réponse à item du log book faisant cruellement défaut, ou calmement d'autres répondent déjà à un point connu, ou travaillent de concert avec des collegues d'autres ATA car l'identification "du câblage à vérifier" est leur menu.

il est neuf heures,
les téléphones résonnent

Aujourd'hui on m'installe sur l'avion
Contacts électriques sur ON, je m'illumine
Est-ce que tous mes composants vont fonctionner ?
Est-ce que je serai capable de dialoguer ?
Aujourd'hui on m'a sorti de ma feuille plastique, la revue des plannings de vol est terminée
Demain je devrais voler, c'est fantastique !

il est dix heures,
les MSN avancent de poste en poste

Les ailes déployées ils sont en finale,
de retour à la maison pour la première ou la derniere fois.
Découverte ou derniers regards aux nouveaux bâtiments
Gagnés sur l'Elbe exprès pour Lui, "Le Géant"
Les calculateurs de maintenance listent les vraies ou fausses pannes, autant de retouches à effectuer, de câblage à vérifier d'équipements à changer ou d'explications à donner

L'une des chaînes : "Guten Tag, on livre l'avion dans quelques heures on a une question du client, il nous faut la réponse pour 1x heures"
Adieu activité prévue, repas, réunion, café une seule chose compte répondre à la chaîne pour la livraison de l'avion, la pression monte

il est 12 heures,
les estomacs crient famine.
il est 12 heures,
les urgences pointent leur mine

Les réponses sont déjà parties, des compléments finissent de partir,
De nouvelles questions les ont parfois remplacées
Aujourd'hui un 319, demain peut-être un A330,un A321 ou un A340-600 ?
Chaque jour permet d'apprendre encore d'avantage avec plaisir ce qui par exemple relie un élément du troncon central avec un coupe circuit en soute avionique planqué

Tandis qu'à côté du tarmac des papiers changent de mains, que d'autres assurent la transmission de l'acte de propriété,
dans le hangar on s'occupe de moi, on me soumet à pleins d'allumages et extinctions, alimentation générale électrique, APU,
je suis sage
allumage d'un moteur, extinction puis allumage des deux puis roulage
on me teste, nous qui sommes l'avions répondons tous correctement

il est seize heures,
tout fonctionne parfaitement

Il est seize heures
"bébé" est bien tamponné : nous sommes devenu "adolescent" :
"autorisé au premier vol en chaîne"
Bientôt nous serons autorisés au premier vol avec nos futurs parents...

Files de vélos, de voitures, de skieurs
Sortant et entrant, c'est l'heure
Le jour cède la place à la nuit
Les équipes de nuit à leur tour
des log book s'emparent :
Qu'est-ce qui a avancé ?
Quels sont les nouveaux problèmes rencontrés ?

il est dix-neuf heures,
Dans toutes les chaînes c'est pareil

Les bureaux d'études se vident,
Quelques appelés de dernière minute restent
Préparant pour le client une dernière explications pour l'avion dont ils prennent la livraison

il est dix neuf heures,
Dans tous les bureaux d'études c'est pareil

Il est cinq heures,
dans quelques heures moi aussi je m'envole
Il est cinq heures, Finki dégèle,
et nous aussi nous serons partis en Compagnie

£aeti

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25 ans ? 100000 heures ? Donc près de la moitié de sa vie en l'air: quelle brave bête de somme !

C'était un "petit" Boeing blanc
Qu'il avait donc du coura..age,
C'était un "petit" Boeing blanc
Tous derrière et lui...devant !
Yves Cuttat - LFNE

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Nuage, Ô Grand Nuage,

Que tu sois de Pluie ou d'Orage,

Nous te vouons une éternelle reconnaissance,

Pour ce Ciel que tu éclaires de ta beauté.

 

Parfois, tu empêches le développement des ascendances,

Ces jours là, ta mine se fait grise, voire argentée,

Il ne fait alors souvent pas bon à voler.

 

D'autres fois, tu matérialiseras si bien ce jeu aérien,

Que tu nous permettras de réaliser nos rêves de liberté,

Ces rêves d'enfants auxquels nous vouerons toujours fidélité,

Voilà comment tu sais si bien égayer cette routine du quotidien.

Pour cela, nous t'exprimons éternelle reconnaissance.

 

Trop souvent deux pieds sur Terre,
Toujours la tête là-haut près de Toi.
 
 
Laura Beaudru
LFFC

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Ah, combien de poiriers
et combien de champs de blé
auront frissonné
 d'un atterro manqué !

Alain Curoy

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