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Désormais la maladie est en effet complètement incurable, car depuis tout à l'heure je suis lâché sur Jojo ! C'est écrit sur mon carnet de vol : Apte variante TW.
Nous avons commencé par faire des tours de pistes avec l'instructeur à Etrepagny et, en rentrant aux Mureaux, Jojo et moi avons sorti l'instructeur (nous sommes quand même bien sympa, on s'est posé et arrêtés avan. Et hop un tour de piste seul avec Jojo, il a été gentil donc moi aussi en retour j'ai été gentil et ne l'ai pas cassé !
Bref une journée qui commence bien !

Bons vols tout le monde roulette bien ou mal placée :-)))

Leif-Alexandre ASCHEHOUG - LFXU (Les Mureaux) LFOL (L'Aigle St-Michel).


Depuis plusieurs mois j'ai repris les vols en double sur l'avion de mes débuts, celui sur lequel j'ai effectué mes 11 premières heures de vol : le magnifique DR221 F-BOZO ou "Le Bozo" comme nous l'appelons affectueusement.

J'attendais la séance de ce soir, ou plutôt d'hier soir vu l'heure tardive, avec beaucoup d'impatience.

Après avoir quitté le boulot tôt, roulé pendant 1h la tête en l'air, me voilà au club, impatient.
F-BOZO est en l'air, alors je patiente en papotant.

Puis arrive mon tour. Mon FI me demande si je suis en forme ce soir.
"Bien sûr !"
Le vent est du 010 pour 11kt, bref idéal pour la piste 30. Juste de quoi contrer les effets moteur de l'engin. Ca change des 20kt plein travers de la dernière fois!

Nous partons donc pour 1 tour de piste normal, puis 5 basse hauteur.
Le monsieur à ma droite est jaloux du magnifique kiss que je viens de faire. Moi je rigole, et je remets les gaz.
Après 30 minutes de ce jeu et après avoir tenté de me dérouter en me faisant faire un basse hauteur main droite, sans succès, mon FI me propose de repartir seul pour 1 ou deux tours de piste.
"bien sûr, j'en ferais même bien 3", lui réponds-je.

Je l'abandonne à son triste sort de rampant sur la piste secondaire, refais ma check avant décollage, et m'envole à nouveau.
Je n'ai pas pu retenir un cri de joie lors de mon premier toucher.
Un peu comme lors de mon premier lâcher, sauf que je suis beaucoup plus à l'aise.
Je ferai comme ça 3 tours de piste en 20 minutes.

Je suis heureux d'avoir dompté ce bel oiseau.
J'ai maintenant ma qualif train classique.

La soirée s'est poursuivie tard chez mon FI, à parler avions et siroter du bon whisky.

J'aimerais que toutes les semaines se terminent comme celle-ci.

Patrice


Lâché le jour de mes trente ans

Que de bonheur !

Hé oui toutes les conditions étaient là, la météo et le vol s'est bien passé alors hop alors que l'on venait d'atterrir pour la troisième fois et que l'on discutait de ce qu'on allait faire lors du tour de piste suivant, Laurent (mon instructeur) a pris la radio et a annoncé à la tour "Grenoble Tour, correction, nous revenons au parking de la tour, mon élève repart tout seul pour son lâcher solo".

Et là tout s'enchaîne, il prend les commandes, me briefe sur ce qui ne va pas, ce qu'il faut que je fasse et on se gare sous la tour. Il commence à prendre ses affaires et me dit, bon je te laisse avec Léo. Léo c'est son nounours qu'il emmène tout le temps, il l'a mis à sa place, m'a salué et j'ai refermé la verrière.

Gros moment à réaliser et hop, je fais ma checklist... Contacte la tour et c'est parti, je roule, seul sur le tarmac. Je fais mes préparatifs avant décollage et je demande l'autorisation de décoller. Le, "Je m'aligne, je décolle" prend alors tout son sens...

Décollage, l'avion grimpe comme jamais, l'avion étant plus léger. Petit tour de piste, là le cri de joie sort tout seul, impossible de l'arrêter et puis c'est la petite larme, mais je la contiens, ça ferait désordre si j'avais la vue dans le brouillard...

Et je suis dans mon tour de piste, j'apprécie le moment et regarde autour de moi le siège de droite vide et la vue dégagée à droite...

Un petit atterrissage un peu flottant et un peu dur mais c'est correct et retour au parking où Laurent me félicite ainsi que tous les pilotes présents.

Entre les "Joyeux anniversaire" et les "Bienvenu dans la famille des pilotes"...  Fiou, que d'émotions !

Cela fait ensuite bizarre de remplir le carnet de vol et le carnet de bord avec deux lignes. Une en tant qu'élève pilote et une autre en tant que commandant de bord tout en mettant le P de Pilote au lieu de EP Elève Pilote.

Bref, je suis aux anges et une belle soirée avec mes amis pour fêter tout ça, que demander de plus ?

Yann.


"Un grand jour dans l'histoire de l'aéronautique ! » C'est l'expression qu'a utilisé mon instructeur jeudi dernier, jour de mon lâcher !

Après un vol de contrôle (positif) avec son superviseur, j'ai eu la joie de faire mon premier vol solo : un tour de piste de 10mn.

Je n'étais ni inquiet ni trop sur de moi, et j'étais finalement assez serein : si 2 instructeurs m'ont jugé apte alors ils devaient avoir leurs raisons... J'ai bouclé tranquillement mon tour de piste, posé pas cassé, et ce n'est que quand j'ai coupé le moteur que j'ai posé ma checklist sur le siège de droite et que j'ai réalisé que j'étais seul à bord.

Le lendemain, j'ai eu la joie de rempiler pour un vol solo plus long, qui s'est bien passé aussi.
Je vous ferais peut-être un récit un peu plus circonstancié les prochains jours, mais la joie est telle que je voulais la crier le plus vite possible sur Pilotlist :!

Plus que quelques heures et ce sera enfin le BB !

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Julien (LFKL)


Premier solo sur PA 19 !

Bon, je viens de faire mon premier vol solo dessus en train classique, après presque 240h de train tricycle.

Ce matin en me levant la météo n'était pas très engageante. Puis vers 14h30 j'ai quand même appelé le club... Ca donne quoi là haut ? C'est bon ?? Ok j'arrive !

Direction donc Chavenay, 15h10 je sors de la voiture. Les coucous sont dehors, et en bout de ligne "mon" PA19 F-GFPJ. Prise des papiers, calcul du carburant à bord, environ la moitié selon le carnet et les jauges. C'est bon, c'est parti.

Mise en route, et je roule vraiment au pas vers le point d'arrêt de la 23, en laissant chauffer mon moulin. Arrivé au point d'arrêt, essais moteurs, vérifications avant le vol... Pas vraiment de check list car sur cet avion on n'en a pas, c'est un avion pour voler le nez dehors sans papiers...
Alignement, je ne fais pas de rolling : on prend son temps ! Mise en puissance, et vers 35 mph la queue se lève. 45 mph, légère pression sur le manche, je décolle les roues de quelques centimètres le temps de gagner 60 mph. Vent arrière, puis finale. Je fais super attention à ma vitesse, et à mon plan. Axe-Plan-Vitesse ça tombe bien il n'y a pas de vent. Je suis autorisé au touché, et pour un premier tout seul je suis content de moi.
Remise des gaz, le deuxième n'est pas mal non plus, je décide de partir en local.

Là, je m'amuse un peu : approche du décrochage, reprise de vitesse, je balance l'avion d'une aile sur l'autre, je m'amuse à croiser les commandes, à sentir le vent taper sur le côté du fuselage. Il est bourré d'effets secondaires, c'est super démonstratif, plus que le Cessna 150. Cet avion a vraiment du caractère, tout en se laissant dompter, du moins, pour le moment.

Retour vers Chavenay, je décide de refaire un toucher, puis un complet. Oui mais voilà, le touché se transforme en rebond, je décide alors de repartir pour un tour. Je m'annonce pour un complet... Qui se termine en touché-rebond-remise des gaz encore une fois.

Dernier coup, je m'applique encore d'avantage. Et là, à défaut d'être un kiss, mon atterrissage est correct. Freinage, je dégage la piste, mais le suivant doit remettre les gaz. Et oui, le PA19 est un avion llleeennnttt !

Retour au parking, en sortant de la machine je m'aperçois que je suis resté 50 min là haut. J'ai pas du tout eu l'impression de voler aussi longtemps, et c'est seulement en descendant que je me rends compte combien ce vol m'a fait transpirer !

Bref, une seconde étape de passée, la prochaine : les pistes en dur !

Nicolas


Lâché un 7/7/7

Jeudi, coup de fil à 22h. Alix me propose un créneau pour une leçon samedi. J'accepte et je me dis "tiens, une chance d'inscrire le 7/7/7 dans mon carnet de vol".

Samedi, 18h. Briefing sur la panne moteur au décollage. Alix me prevoit cela + des tours de piste "classique", voire PTE et/ou basse hauteur. Bref, de quoi bien réviser les automatismes à avoir et finir de me les ancrer dans le crâne, des fois que.

Prévol, mise en route, check, radio, tout roule. Décollage. "Un vrai temps de curé", dixit Alix. S'enchaîne 3 tours de piste où je suis relativement satisfait de moi-même pour une fois. Et il faut croire que je ne suis pas le seul, car Alix me propose de faire un 4ème tour tout seul... Houlalala, la remontée du taxiway Charlie pour le point d'arrêt et mon palpitant bat la chamade !

Alix sort. Check list réduite et longue attente au point d'arrêt. Il y a du monde en l'air (5) et au décollage (3 dont moi). Finalement, autorisé 29 gauche. Je vous laisse imaginer mon angoisse.

Autorisé décollage ? Let's go. Et là, tout s'enchaîne avec une presque facilité. Claude, un autre instructeur du club est numéro 1 devant moi. Je n'oublie rien. les V sont déjà là, cela passe trop vite. J'atterris, dégage sur le taxiway, pousse un grand cri (qui me fait oublier les volets, la pompe et la rechauffe carbu) et me voilà au parking. Ma fille (6 ans) qui a été mise au courant de mon exploit (à ses yeux) arrive à la grille. Je lui fais signe qu'elle peut venir sur le tarmac. Elle hésite (car c'est contre mes consignes), mais vient finalement me voir dans le cockpit. Un câlin, un bisou et voilà, je suis aux anges !

Finalement, j'ai bien inscrit 2 fois la journée du 7/7/7 dans mon carnet de vol et avec une fierté non dissimulée mes premières minutes en tant que commandant de bord :)

Merci Alix !
Et merci aussi à Claude, Jacques, Philippe et Jean-Michel !

Hugues (mercenaire des instructeurs et des standby)
AC Courbevoie - LFPZ


Bonjour la liste !

Ca s'est passé hier soir vers 19h, plutôt tranquillement, à St Cyr l'Ecole. Je suis en cours de formation avec, jusqu'à hier soir, quelques 12 heures de vol. Je ne vais pas vous dire que je ne m'y attendais pas, ça me trottait bien sûr dans la tête, cependant je ne pensais pas que mon instructeur d'hier soir (et colibri de surcroît) me lâcherait lui même, n'étant pas mon instructeur principal. Donc, paf, en mi-base d'un tour de piste, Arnaud (mon instructeur et chef pilote, qu'il soit cent fois remercié pour ces 10 minutes de grâce) me dit :
- Ca te dit d'en faire un tout seul ?
Et moi, de ne pas répondre à la question par un :
- j'étais justement en train de me demander ce que je répondrais si tu me posais la question !
La dérobade, quoi. N'ayant ni dit oui, ni franchement dit non, Arnaud a pris la décision à ma place :
- tu m'arrêtes au pied de la tour et tu en fais un tout seul

Après tout, me suis-je dit, c'est pour ça que je suis là, alors hop, hein. C'est pas parce que tu as des papillons dans l'estomac à l'idée d'en faire un tout seul que tu n'es pas capable de le faire : tente ta chance.
Je laisse donc Arnaud déserter le cockpit, devenu d'un seul coup bien trop grand pour moi tout seul. Etrangement, le trafic de l'aérodrome, jusqu'ici assez dense, s'est calmé, et plus personne ne cause dans le casque. Solitude... Bon, allez, j'appelle la tour pour leur dire...Qu'est ce que je leur dis ?
- euh, F-TZU, au parking tour pour euh, un tour de piste ?
- roulez point d'arrêt 11 droite, rappelez prêt F-TZU J'essaye de percevoir la note d'encouragement dans la voie du contrôleur, mais non en fait, il n'y en a pas un gramme. Seul, je vous dis. Alors je lâche les freins, je roule sur le taxiway, je m'arrête pour laisser passer le PA18 qui vient de changer d'avis me croiser sur ce même taxiway, mais dans l'autre sens. Un petit coucou au pilote du PA qui... ne me répond rien, bon, alors je suis VRAIMENT- VRAIMENT seul.
Je prends mon temps pour parcourir ma checklist, ce qui a le double avantage de me permettre de vérifier que tout est prêt, et de ne pas penser trop à ce que je suis en train de réaliser.
- F-TZU, prêt au point d'arrêt 11 droite...
- Alignez vous 11 droite, autorisé au décollage 11 droite F-TZU [plus des indications de vent dont j'ai oublié la teneur].
Maintenant que j'y repense, j'ai des doutes : je suis sûr d'avoir été autorisé à m'aligner, mais m'a t-on bien permis de décoller ? Sur le moment rien ne m'a semblé louche, donc je suppose que oui. C'est malin, d'avoir des doutes rétrospectifs. C'est très utile.

Je ne vous refais pas le "je plein gaz, je pas d'alarme, je te grimpe aux rideaux parce que quand même hein sans instructeur ça marche mieux", je crois qu'on a tous vécu ça... Mais soyons honnêtes : 
petite fierté, quand même, de faire maintenant partie de ce "on" qui a vécu ça.

Je crois que j'ai fait un atterrissage potable : pas trop dur, pas remonté (ou pas trop, difficile à dire, je n'ai pas assez de recul) à l'arrondi, piste dégagée avant la tour.

Content, quoi, lâché ! Ca se fête !

Arnaud G.
Elève à l'ACV, St Cyr l'Ecole


Bonsoir la liste,
Ce que je vais vous raconter, vous l'avez déjà entendu des dizaines de fois.
Mais pour moi cette journée a été unique et je m'en souviendrais, j'en suis sûr, très longtemps.
Aujourd'hui, le goût est donné par mon "super instructeur" bien avant l'heure fatidique. Ce sera des tours de piste, des tours de piste, et rien que des tours de piste.
Ce matin même nous avons évoqué la possibilité d'un lâcher. Paroles en l'air ? Ou bien il était sérieux là, l'instructeur ?
La journée passe, on en reparle une fois ou deux : "Ton certificat médical est bien en règle ?",  etc.
En effet, je passe beaucoup de temps en place arrière de notre petit DR400 afin d'écouter ce qui se passe devant et ainsi d'en apprendre toujours d'avantages.
Il est maintenant près de 18h, et je passe en place gauche.
Après quelques tours de piste en 23 qui ne se sont pas si mal passés, quelques paroles qui semblent si faciles : "Bon maintenant, tu roules au parking, je descend de l'avion et tu fais un tour de piste tout seul". Dit comme ça, ça semble si évident...
Je crois que c'est le moment, il va falloir se lancer.
Ça y est, je suis seul à bord, l'avion semble tout vide d'un coup !
Je m'attendais à être stressé mais ça n'a pas été le cas. J'étais tellement concentré, que je n'ai même pas eu le temps de penser à autre chose.
Et que je vérifie une troisième fois la checklist pour vérifier que je n'ai rien oublié.
Que dire de ce tour de piste, à part évoquer l'étonnante légèreté de notre F-XP ?
En vent arrière, je souffle un grand coup, et je constate à quel point l'avion permet de prendre de l'altitude par rapport à nos petites vies de terriens. Tous les soucis; tellement petits que de là haut il est impossible de les distinguer. Je me sent minuscule et d'un autre côté très fier. L'homme sait marcher, il sait nager, et moi je sais maintenant voler !
Il est alors temps de préparer la descente qui se passe à merveille ( je n'ai jamais réalisé une approche aussi précise, tenu un palier et une vitesse avec autant de précision que ce jour là ).
Arrondi, toucher en douceur, je freine et dégage par Golf.
C'est alors que je me rend vraiment compte de ce qui vient de se passer : Ça y est ! J'ai été lâche ! Et j'ai réalisé mon premier vol en solo !
Je suis heureux ! Très heureux !
Et encore plus enthousiaste qu'auparavant pour poursuive ma formation de pilote privé.
Merci Edmond, Merci F-XP !
Bonne soirée à tous !
Aéronautiquement,
Julien


Hé bien je me sens moins seul..
Mon lâcher c'etait à St-Cyr sur PA38 Tomawhak il y a  quoi....18 ans.... hé bien moi aussi je chantais en vent arrière. En finale c'était plutôt de la mélopée cyclique:
 "65 ok c'est bon, le plan, ok je suis pas mal là,
65 ok c'est bon, le plan, ok je suis pas mal là,
65 ok c'est bon, le plan, ok je suis pas mal là
Ah... un poil de gaz, hop là
65 ok c'est bon, le plan, ok je suis pas mal là...."

Philippe


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