Robinson en hydravion
Nous sommes le sommes le 08 février 2003 et la température à Paris, à 04h00 du matin avoisine au moins les -2°C, sauf à Faru aux Maldives où au même moment, à 08h00 en local le soleil commence déjà à chauffer pas mal et nous honore d'un timide 28°C.
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Une petite embarcation locale nous mène à Malé, l'aéroport international, un A320 remonte de Qatar Airways remonte tranquillement  la piste et nous l'accompagnons en parallèle à bord de notre embarcation.
Une fois  arrivés, plutôt que nous diriger vers les comptoirs d'enregistrement traditionnels (ça on le fera plus tard avec résignation), une petite fourgonnette nous nous mène aux hydravions.
Ils sont tous les uns derrière les autres, le long du ponton, il n'y a que des Twin-Otters DHC-6, la grande majorité d'entre eux sont rouges.
Il s'agit de bi-moteurs turbo-compressés pouvant prendre 16 passagers, le tout monté sur flotteurs.
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Tout le monde s'installe à bord et j'arrive en dernier. Et là, à ma grande surprise un siège s'offre à moi tout à l'avant, du côté gauche avec une vue imprenable sur le cockpit, ça semble prédestiné. 
Je me régale d'avance du spectacle aussi bien à bord que dehors. Les pilotes arrivent et s'installent, il sont habillés d'une chemise traditionnelle avec les gallons qui vont bien et d'un bermuda vert bouteille c'est aussi la tenue du steewart qui prendra place le plus à l'arrière de l'avion.
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Démarrage du moteur droit, puis du gauche et nous nous éloignons du ponton afin de rejoindre l'aire de décollage, la direction a l'air de se faire uniquement au moteur en jouant avec les gaz de chaque moteur.
Je m'attends à ce que le temps en entre la mise en puissance et la rotation soit un peu longue car la seule fois où j'ai fait de l'hydravion, c'était à bord d'un ULM et l'eau provoque un grand frottement.
C'était sans compter la puissance des deux PT6-27 qui nous arrachent de l'eau en une poignée de secondes.
Je suis avec concentration les gestes de l'équipage, et m'aperçois qu'une des Rnav affiche 114.70, c'est la même fréquence que celle de RBT, le VOR de Rambouillet, (tiens encore un signe).
Aussi, je ne peux m'empêcher de me délecter du spectacle que m'offre la vue dehors.Au bout d'un quart d'heure, nous amerrissons et accostons sur la première île, le contact avec l'eau nous fait battre le record du posé arrêté le plus court.
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Au bout d'un quart d'heure, nous amerrissons et accostons sur la première île, le contact avec l'eau nous fait battre le record du posé arrêté le plus court.
Nous sautons chacun notre tour dans cette eau limpide et d'un turquoise intense qui nous arrive à mi-mollet.
Après avoir barboté un peu, et pris un bon apéro nous nous dirigeons à nouveau vers notre hydravion qui nous attend sagement avec un des flotteurs échoué sur le sable, on pourra même repartir sans se mouiller les pieds.
Ce n'est pas le cas de Jeff le copilote qui a piqué une petite tête juste avant de remonter à bord et ne manque pas de traverser tout le couloir sans s'être séché avant de s'installer au commandes en bermuda et pieds nus.
(Quand je pense que j'écris ces lignes et je suis déjà en costard-cravate). 
Nous décollons à nouveau et le spectacle est de plus en plus magnifique, encore une vingtaine de minutes et nous amerrissons au centre d'un atoll qui ne semblait attendre que nous.
La table est dressée, les cocktails sont prêts et la langouste cuit tranquillement sur la braise.

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